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Historique

Un Bouchon c’est avant tout un petit verre et un bon repas.

Le terme bouchon désigne un restaurant dont l’origine se trouve à Lyon aux 17ème et 18 ème siècles, époque à laquelle les canuts ou travailleurs de la soie, se retrouvaient dans les petites auberges du coin.

Selon le Petit Robert, le terme ‘bouchon’ est plus ancien, et remonte au 16ème siècle pour désigner une botte de paille enroulée.  Plus tard, c’est au moyen de cette botte de paille ou bouchon que les aubergistes signalaient leur établissement, c’est de là qu’on en est venu à employer le terme de bouchon pour désigner les auberges.

Au début du 19ème siècle, “les mères Lyonnaises” se mirent à travailler dans les bouchons.

Avant d’être célèbre, les ‘mères de Lyon’ étaient au service de riches familles en tant que cuisinières. Suite à une crise économique dans la première moitié du siècle dernier, beaucoup d’entre elles se retrouvèrent sans emploi. En dépit de toute apparence, cette situation se révéla une réelle bénédiction. Elles se firent embaucher dans des restaurants ou se mirent à leur compte. Elles s’avérèrent de véritables cordons-bleus. Leur secret : Associer cuisine bourgeoise et plats populaires.

L’une d’entre-elles, Eugénie Brazier, est parvenue à rassembler 6 étoiles Michelin, dont trois pour son propre restaurant La Mère-Brazier. C’est chez elle, dans sa cuisine, que Paul Bocuse a appris le métier.

Dans un bouchon, on sert des plats traditionnels tels le steak tartare, les rillettes de porc, le confit de canard et le moelleux au chocolat. Si l’on compare avec d’autres types de cuisine française comme la nouvelle cuisine, les plats sont généralement plus riches et sont toujours à base de viande. La France compte environ vingt bouchons certifiés. L’accent y est mis, non pas sur la haute-cuisine, mais sur la convivialité et le lien existant entre le patron et ses clients.

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